Avertir le modérateur

A- Chine Actualités

  • Xi Jinping rend hommage à la culture chinoise

    Les dirigeants du Parti communiste chinois (PCC) aiment parler d’une « nouvelle Chine ». Cependant, la Révolution culturelle de Mao Zedong (1966-1976) a contraint le peuple chinois à oublier les 5 000 ans de ses traditions et coutumes. Les chants révolutionnaires et le théâtre populaire ont évincé la poésie et la danse classiques chinoises.

    Toutefois, Xi Jinping, cinquième dirigeant du régime chinois, a récemment rendu un hommage appuyé à la culture traditionnelle chinoise.

    Le 30 novembre dernier, à Pékin, devant plus de 3 000 écrivains et journalistes impliqués dans la création des œuvres littéraires chinoises et des membres du Comité permanent du Politburo, Xi Jinping a demandé de considérer la culture traditionnelle comme base d’une « grande renaissance culturelle » du peuple chinois.

    La culture chinoise à l’honneur

    « La capacité du peuple chinois à progresser sans cesse et à se remettre continuellement des revers est liée inévitablement au fort soutien de la culture chinoise », a déclaré Xi, ajoutant : « La philosophie, la sagesse, la présence et la grâce incomparables de la culture chinoise renforcent la confiance et la fierté des citoyens et du peuple chinois. »

    Ceux qui sont engagés dans la création des œuvres littéraires doivent «  chercher diligemment le savoir authentique, la bonne morale, la bonne conduite et l’esthétique de haut niveau », a-t-il poursuivi.

    Xi Jinping a également montré sa connaissance de la culture chinoise en insérant dans son discours des maximes classiques – telles que « la plume des écrivains favorise la compassion et sanctionne le mal » – portant des messages qui surprennent lorsqu’ils sont exprimés par le dirigeant d’un régime qui viole massivement les droits de l’homme depuis plus de 60 ans.

    Il va de soi que le discours de Xi Jinping contenait des références inévitables au socialisme et au rôle intrusif du PCC dans le domaine culturel. En effet, son discours peut être aussi vu comme la continuation de la politique à long terme du Parti visant à légitimer le régime en le reliant aux idées et aux traditions pré-communistes.

    Néanmoins, selon le commentateur politique indépendant Li Tianxiao, la franchise des louanges de Xi Jinping pour la culture traditionnelle, ainsi que certains termes utilisés, semblent « sortir du cadre habituel du Parti communiste chinois ».

    Des sources d’inspiration occultées

    Alors que le Parti athée s’était auparavant servi de certaines techniques comme la calligraphie ou la danse folklorique, il a « toujours occulté la source d’inspiration divine dans la culture traditionnelle chinoise. La reconnaissance par Xi Jinping de la grâce de la culture chinoise peut être entendue comme un rejet de la définition de la culture par le Parti communiste », a souligné Li Tianxiao.

    Li Tianxiao a ajouté que l’emploi par Xi Jinping de caractères chinois signifiant « grâce » (shen yun) est très significatif compte tenu de ce que le dirigeant chinois « ne pouvait pas ignorer ou ne pas avoir entendu parler de la compagnie Shen Yun Performing Arts originaire des États-Unis ».

    Shen Yun Performing Arts est une compagnie de danse classique chinoise qui a pour mission la renaissance de la civilisation chinoise ancienne de 5 000 ans. Au cours de la dernière décennie, Shen Yun a donné des représentations dans des centaines de villes, souvent dans les plus grands théâtres, et a reçu les éloges de nombreuses célébrités et personnalités éminentes du monde entier.

    En novembre dernier, le collège Fei Tian, l’école où les danseurs de Shen Yun sont formés, a été agréé pour proposer aux élèves un cursus de maîtrise en danse classique chinoise. C’est le seul établissement d’enseignement supérieur aux États-Unis à être titulaire de cet agrément.

    Le régime chinois a jusqu’ici empêché Shen Yun de donner ses spectacles en Chine. La compagnie a été harcelée à l’étranger parce qu’elle présente dans ses programmes des scènes dénonçant la persécution du Falun Gong – une ancienne discipline spirituelle dont la persécution a été ordonnée par l’ancien dirigeant du PCC Jiang Zemin. Mais la ligne politique de Xi Jinping semble prendre de la distance envers la campagne destructrice de Jiang.

    Selon le commentateur politique Li Tianxiao, le choix des mots dans le discours de Xi Jinping peut être pris dans le sens d’une reconnaissance de Shen Yun. En novembre dernier, la succursale à Hong Kong de New Tang Dynasty Television, partenaire d’Epoch Times, a proposé aux autorités de la région semi-autonome de Hong Kong d’inviter Shen Yun à présenter des spectacles lors de la saison 2017.

    Une continuité dans son programme

    En 2013, Xi Jinping, lorsqu’il a visité le temple historique de Confucius à Qufu, dans l’est de la Chine, a fait allusion dans ses discours aux enseignements de ce célèbre sage.

    La police interne au Parti, qui applique la campagne anti-corruption de Xi Jinping, prend souvent exemple sur la lutte contre la corruption dans la Chine ancienne pour établir des parallèles avec la situation actuelle.

    Mi-octobre, Xi Jinping a cité les œuvres décrivant Yue Fei, général et patriote chinois du temps de la dynastie des Song, comme faisant partie de ses lectures préférées. Peu après, une personnalité officielle de Shanghai, dans une interview à Epoch Times, a évoqué « l’hommage » rendu par Xi Jinping à la culture chinoise ancienne.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/xi-jinping-rend-hommage-a-culture-chinoise-21052.html

  • 1,5 million de Chinois tués pour leurs organes

    Chine, prélèvements forcés d'organes, tortures, génocide, Falun Gong

    Un nouveau rapport de plus de 800 pages analyse en détail comment la Chine a bâti une vaste industrie de transplantation d’organes par un système de prélèvements non consentis sur les prisonniers de conscience – globalement des pratiquants de Falun Gong.

    En Chine, les chirurgiens en transplantation sont submergés d’organes humains. Certains d’entre eux se plaignent de faire des journées de 24 heures non-stop, pour effectuer des greffes d’organes. D’autres assurent qu’ils ont un stock d’organes fraîchement récoltés – juste au cas où. Certains hôpitaux peuvent même se procurer les organes nécessaires en seulement quelques heures, tandis que d’autres annoncent avoir transplanté deux, trois ou quatre « nouveaux organes » à la suite, lorsque la première transplantation avait échoué.

    Voir les infographies de l’article :

    Tout cela se passe en Chine depuis plus d’une décennie, sans aucun système de don d’organes volontaire et avec seulement quelques milliers de prisonniers exécutés – la seule source d’organes officielle selon le régime chinois. Lors de conversations téléphoniques, des médecins chinois ont signalé que la vraie source des organes était un secret d’État. Pendant ce temps, les pratiquants de Falun Gong disparaissaient en grand nombre et ceux qui en ont réchappé ont déclaré avoir été soumis à des tests sanguins au cours de leur détention.

    Un rapport sans précédent, publié le 22 juin dernier par une équipe de chercheurs déterminés, révèle en détail l’écosystème de centaines d’hôpitaux et installations de transplantation, fonctionnant en toute quiétude depuis les années 2000.

    Selon le rapport, l’ensemble de ces installations a eu une capacité permettant d’effectuer entre 1,5 et 2,5 millions de transplantations au cours des 16 dernières années. Les auteurs estiment que le chiffre réel se situe entre 60 000 et 100 000 greffes par an depuis 2000.

    « La conclusion finale de cette nouvelle étude, et de tout notre travail antérieur, est que la Chine est engagée dans un massacre de masse d’innocents », a déclaré l’avocat des droits de l’homme David Matas, co-auteur du rapport, lors de sa présentation au National Press Club de Washington le 22 juin dernier.

    Le rapport intitulé Bloody Harvest/The Slaughter : An Update (ndlr. Prélèvements meurtriers / Le Massacre. Mise à jour) se fonde sur les travaux antérieurs des auteurs. Publié peu de temps après l’adoption d’une résolution condamnant les prélèvements forcés d’organes en Chine par la Chambre des représentants des États-Unis, le rapport pose une question explosive : n’assiste-t-on pas à l’heure actuelle en Chine à un génocide médical à grande échelle ?

    David Kilgour (à gauche) avec David Matas (au centre) et Ethan Gutmann (à droite), auteurs de Bloody Harvest/The Slaughter : An Update. (Simon Gross/Epoch Times)

    David Kilgour (à gauche) avec David Matas (au centre) et Ethan Gutmann (à droite), auteurs de Bloody Harvest/The Slaughter : An Update. (Simon Gross/Epoch Times)

    Des profits énormes

    L’hôpital général de l’Armée populaire de libération (APL), dont la tâche principale consiste à prodiguer des soins médicaux aux hauts responsables du Parti communiste et aux militaires, compte parmi les hôpitaux les plus avancés et les mieux équipés de Chine. Le nombre de transplantations d’organes effectué relève du secret militaire. Cependant, au début des années 2000, la plupart de ses bénéfices financiers provenaient de sa division clinique : l’hôpital 309.

    « Ces dernières années, le centre de transplantation a été la principale unité médicale rentable, avec un revenu brut de 30 millions de yuans en 2006 et 230 millions en 2010 – soit une multiplication par huit du bénéfice en cinq ans  », peut-on lire sur le site web du centre. C’est-à-dire une augmentation de 4 à 31 millions d’euros.

    L’hôpital général de l’APL n’a pas été le seul établissement médical à se saisir de cette occasion hautement lucrative. L’hôpital de Daping à Chongqing, une succursale de la troisième université médicale militaire, a également accru son profit en passant de 36 millions de yuans (5 millions d’euros) à la fin des années 1990 (lorsqu’il venait juste de commencer à effectuer des transplantations), à près de 1 milliard de yuans en 2009 (134 millions d’euros) – soit 25 fois plus.

    Même Huang Jiefu, le porte-parole du ministère de la Santé chinois sur les transplantations d’organes, a déclaré en 2005 à la prestigieuse publication économique Caijing : « On constate que la transplantation d’organes devient un moyen de gagner de l’argent pour les hôpitaux. »

    Comment ces exploits financiers ont-ils pu être obtenus à travers toute la Chine sur une période si courte ? Alors qu’il n’y avait pas de système de don d’organes volontaire, que le nombre de prisonniers condamnés à mort était en baisse et que le temps d’attente des patients désirant une transplantation se réduisait jusqu’à se mesurer en semaines, en jours ou même en heures… Tel est le sujet de ce nouveau rapport de 817 pages.

    « C’est une recherche qui a été extrêmement difficile à mener », a conclu le professeur Li Huige du centre médical de l’université Johannes Gutenberg de Mayence en Allemagne et membre du conseil consultatif de l’ONG DAFOH (Doctors Against Forced Organ Harvesting Médecins contre les prélèvements forcés d’organes), après avoir étudié le rapport.

    Le rapport contient une analyse détaillée de tous les centres de transplantation d’organes connus en Chine – il en existe plus de 700 – incluant le nombre de lits, le taux de fréquentation, le personnel chirurgical, les programmes de formation, les nouvelles infrastructures, le temps d’attente des receveurs d’organes, le nombre de transplantations annoncé, l’utilisation des médicaments antirejet, etc. En s’appuyant sur ces données, les auteurs ont estimé le nombre total de greffes effectuées. Plus d’un million.

    Cette conclusion, cependant, n’est que la partie émergée de l’iceberg.

    « C’est un système gigantesque. Chaque hôpital a tant de médecins, d’infirmières et de chirurgiens. Cela n’est pas un problème en soi. La Chine est un grand pays », a expliqué le Dr Li lors d’un entretien téléphonique. « Mais d’où proviennent tous ces organes ? »

    Des corps en captivité

    Les organes destinés à la transplantation ne peuvent pas être prélevés sur des corps morts ou stockés dans un dépôt jusqu’à ce qu’on en ait besoin. Ils doivent être récupérés avant ou juste après la mort, puis être rapidement implantés dans un nouveau corps. Le délai est très court. Les questions logistiques qui accompagnent ce processus expliquent la complexité du problème de la compatibilité d’organes dans la plupart des pays. Hors de Chine, partout ailleurs, il existe des listes d’attente et des équipes dédiées pour encourager les membres de la famille des victimes d’accidents à faire don de leurs organes.

    [...]

    Lire la suite de l'enquête sur: http://www.epochtimes.fr/millions-chinois-tues-pour-organes-13639.html

  • Conséquences de la politique de l’enfant unique ou le grand écart des générations

    Chine, politique, enfant unique, génération, personnes agées, enfant, souffrance

    Il n’est pas facile de vieillir dans la Chine actuelle. La politique de l’enfant unique a en effet créé un déséquilibre entre la population jeune et la population âgée. Les jeunes, moins nombreux, ne peuvent pas s’occuper des aînés dont le nombre augmente.

    Le canton de Rudong situé dans la province de Jiangsu dans l’est de la Chine est l’épicentre de ce phénomène causé par la politique de l’enfant unique. En effet, dans ce canton, la croissance de la population est en baisse depuis bien plus longtemps que partout ailleurs en Chine.

    Les situations de souffrances des personnes âgées à cause de la politique de l’enfant unique sont flagrantes à Rudong et elles ont été confirmées par un rapport publié récemment sur les personnes âgées vivant en milieu rural.

    Wang Yinyin est une maman de 28 ans vivant à Rudong. Selon un reportage du journal à diffusion nationale, Southern Weekly, dix-huit personnes représentant cinq générations différentes vivent sous son toit.

    Treize d’entre elles ont plus de 50 ans contre seulement quatre jeunes adultes. Le décalage dans la répartition de la population par catégories d’âge est dû à la politique de l’État qui autorise un seul enfant par couple. Cette politique a été appliquée dans toute la Chine par des méthodes draconiennes, tels que de lourdes amendes, des stérilisations forcées et des avortements forcés, en cas de non-respect de cette loi.

    Zhu Xuezhen, 92 ans, est la plus âgée dans la maison de Wang Yinyin. Elle est alitée depuis un an et ses deux filles, toutes les deux septuagénaires, s’occupent d’elle à tour de rôle.

    Les huit membres de la troisième génération sont ceux qui apportent le plus d’argent à la maison. D’ici une décennie ou deux, ils deviendront, à leur tour, le plus gros fardeau pour leur descendance.

    La quatrième génération de cette grande famille est née dans les années 1980. Produits de la politique de l’enfant unique, ils n’en sont qu’au début de leur vie et travaillent durement. Wang Yinyin fait partie de cette quatrième génération. Quant à sa fille, elle représente à elle seule la cinquième génération et elle est âgée de 4 ans à peine.

    Wang Yinyina déclaré avoir la charge des huit membres les plus âgés de la famille, y compris ceux du côté de son époux. Pour le moment, la charge de travail est partagée. Dans cette famille nombreuse traditionnelle, où plus d’une dizaine de personnes de différentes générations vivent et mangent sous le même toit, les plus jeunes comptent en effet sur leurs aînés pour s’occuper les uns des autres, de sorte que ces jeunes puissent travailler et faire vivre tout le monde.

    Exemple du canton de Rudong

    Chen Youhua, professeur en démographie et sciences sociales à l’université de Nanjing a déclaré au Southern Weekly: «Le planning familial a débuté en Chine dans les années 1970 et la politique de l’enfant unique dans les années 1980. Le planning familial de Rudong a débuté, quant à lui, dans les années 1960. Une décennie plus tard, le taux de fertilité était déjà en chute libre avant même la mise en place d’une planification des naissances stricte dans les années 1980.»

    Selon les autorités du canton, la population de Rudong a vingt ans de plus que le reste de la Chine.

    La croissance négative de la population a débuté en 1997. Les données montrent que le canton de Rudong comptait 2.200 personnes de moins en 2014 par rapport à 2013. Le taux d’accroissement naturel de la population était alors négatif: - 3,62%.

    Le directeur adjoint du bureau des affaires civiles du canton de Rudong, Cui Hongxia, a déclaré qu’à la fin de l’année 2014, 29,26% de la population du canton était âgée de plus de 60 ans, ce qui correspond à plus de 280.000 sexagénaires et plus. Selon la convention internationale de classification des populations par âge, une population est considérée comme «âgée» lorsque plus de 10% de la population a plus de 60 ans, c’est largement le cas pour Rudong.

    Actuellement, 8.400 personnes âgées à Rudong peuvent être admises dans des maisons de retraite médicalisées. Cependant, la majorité des 4.292 lits des 14 municipalités de Rudong est vacante, la plupart des personnes âgées n’ayant pas les moyens d’y être hospitalisées.

    Les tendances nationales

    Alors que Rudong a vieilli plus rapidement que le reste de la Chine, ce canton n’est pas un cas unique.

    Zhang Xiong, doyen du département des sciences humaines à l’Université des finances et de l’économie de Shanghai, a mené une enquête à grande échelle sur les conditions de vie des personnes âgées dans la Chine rurale. Le but de cette étude était de mieux comprendre cette problématique sociale de vieillissement de la population qui est en train de prendre de l’ampleur. Les résultats de l’enquête on été publiés le 21 avril dans un rapport présenté lors d’un séminaire à l’université.

    L’équipe s’est rendue dans 731 villages de 31 provinces, agglomérations et régions autonomes, pour réaliser l’enquête. 10.421 questionnaires ont pu être complétés. Les personnes âgées ont été interrogées sur des thèmes relatifs à leur santé, leurs finances personnelles, leur vie sociale et l’accès aux services.

    Le rapport montre que la grande majorité des personnes âgées chinoises sont prises en charge par leurs enfants, mais le nombre de seniors isolés est lui aussi en augmentation.

    Au niveau national, près de 19,1% des foyers ruraux sont tenus par des personnes âgées.

    Beaucoup de personnes âgées vivant encore chez elles ne sont pas retraitées, mais sont plutôt chargées de s’occuper de leurs petits-enfants dont les parents ont dû émigrer en ville pour travailler. 12% des foyers sont tenus par un jeune adulte et au moins un parent âgé.

    Les difficultés les plus importantes mentionnées par les personnes âgées interrogées sont: les revenus limités, l’absence de services médicaux et hospitaliers adaptés à leurs faibles moyens financiers et un manque de soutien affectif de la part des membres de leur famille.

    Lire la suite sur:http://www.epochtimes.fr/front/15/5/20/n3511226/consequences-de-la-politique-de-lenfant-unique-ou-le-grand-ecart-des-generations.htm

  • Le «made in China» boudé localement, l’économie chinoise en pâtit

    Les projets du régime chinois de création d’une classe moyenne de consommateurs ont encore du chemin à faire. En effet, plutôt que de dépenser leur argent pour des produits fabriqués en Chine, les Chinois aisés préfèrent se rendre à l’étranger pour acheter toutes sortes de marchandises, allant du lait en poudre jusqu’aux lunettes de toilette.

    C’est en novembre 2012 que Xi Jinping, le dirigeant du régime chinois, a parlé pour la première fois du «rêve chinois». Face à un pays rongé par la corruption et à une bulle économique croissante, il a concrétisé ce concept deux ans plus tard par un projet visant à créer une classe moyenne chinoise qui deviendrait la pierre angulaire de la société.

    Selon l’agence de presse officielle Xinhua, Cheng Li, directeur de recherche et professeur agrégé au Centre chinois John Thornton de l’Institut Brookings, a décrit le «rêve chinois» de Xi Jinping comme «un plan pour développer la classe moyenne chinoise».

    Derrière l’image de puissancechine,made in china,économie chinoise,régime,consommateurs,chinois,xi jinping,xinhua,production,marché intérieur économique et de centre mondial de production se cache un pays qui perd lentement son prestige économique en même temps que son économie ralentit. Le fait que les Chinois n’aient pas confiance dans les produits «made in China» est un problème crucial.

    Plutôt que de dépenser leur argent en Chine, les membres de la classe moyenne chinoise préfèrent se rendre à l’étranger pour ramener autant de biens qu’ils peuvent. Les Hongkongais donnent à ces acheteurs venant de Chine continentale le sobriquet de «criquets » prêts à acheter tout ce qu’ils peuvent - du lait en poudre, des bijoux, des sacs de riz, des lunettes de toilette, des cuiseurs de riz, etc.

    L’insistance du régime chinois sur la croissance économique au détriment de la qualité de la production a provoqué une pollution généralisée. Selon le portail chinois d’informations Sina.com, des données publiées en avril 2014  par le ministère chinois de la Protection de l’environnement, montrent que plus de 16% du territoire chinois est pollué.

    Selon un rapport de Sina.com, certains agriculteurs chinois refusent même de manger le riz qu’ils produisent à cause de l’importante pollution des sols.

    Le Japon est également touché par l’invasion des «criquets» chinois. «Dès que les touristes de Chine continentale débarquent, ils vident complètement nos stocks de lunettes de toilette», a confié le vendeur d’un magasin hors-taxe japonais à l’agence Xinhua le 27 janvier dernier.

    Selon Sina.com, des sacs de riz cultivé au Japon vendus sur le site Taobao, la version chinoise de eBay, portaient le slogan «Riz non pollué aux métaux lourds, contrairement à celui cultivé eu Chine,».

    L’agence Xinhua, a même commenté la situation: «Dans l’avenir, pourra-t-il y avoir un produit fabriqué en Chine suffisamment acceptable pour que nos Chinois de la classe moyenne n’aille plus se procurer de simples lunettes de toilette à l’étranger?»

    En se tournant vers les produits étrangers, les consommateurs chinois mettent l’économie de leur pays à rude épreuve. L’image d’«économie en plein essor» de la Chine est en train de ternir. Une récente enquête de l’Institut Gallup a démontré que les Américains sont de moins en moins intimidés par l’économie chinoise. Selon cette enquête, 60% des Américains ne considèrent plus l’économie chinoise comme une menace sérieuse pour les intérêts vitaux des États-Unis, contre 48% en 2013 et 2014.

    Tiré de:http://www.epochtimes.fr/front/15/4/27/n3511140/le-made-in-china-boude-localement-leconomie-chinoise-en-patit.htm

  • Le 25 avril 1999, comment la Chine a changé


    Un film produit par NTD

    Dix ans après la Place Tienanmen, nous sommes à la veille du millénaire, et 10.000 personnes se sont silencieusement rassemblées devant les quartiers des dirigeants de la Chine. Ils sont venus tranquillement, et sont repartis tranquillement. Mais leurs voix ont été entendues.

    Trois mois plus tard ―la répression—des milliers de personnes sont arrêtées, torturées et tuées. Le début d'un génocide qui se poursuit aujourd'hui.

    Mais comment se fait-il que ces contestataires silencieux aient fait un appel pacifique en ce jour d'avril? Qu'est ce qui a déclenché la brutale répression qui s'en est suivie? Et pourquoi le monde est-il resté tant silencieux devant la détresse endurée par de si nombreux pratiquants de Falun Gong au cours des dix dernières années?

    En Chine, sous les yeux du monde entier, un drame à la vie à la mort est en train de se dérouler.

    Chine, 25 avril 1999, appel pacifique, manifestation, régime communiste, chinois, Zhongnanhai, Falun Gong,

    En 1999, le régime communiste chinois lançait sa campagne de répression visant la pratique spirituelle Falun Gong. Dix ans plus tard, cette campagne a détruit des dizaines de millions de vies par l'usage de la torture, des mauvais traitements, de la persécution politique et des prélèvements d'organes. Dix ans plus tard, les pratiquants de Falun Gong ont enduré des douleurs et des souffrances inimaginables et initié un mouvement planétaire pour mettre un terme à la persécution.

    À travers des entretiens exclusifs avec des réfugiés chinois et des experts sur la Chine, « Dix ans de courage » étudie quatre des périodes qui ont bouleversé la Chine moderne : le 25 avril 1999, jour où 10 000 pratiquants de Falun Gong se sont rassemblés près du Bureau national des plaintes et appels. Le 13 mai 1992, premier jour de l'enseignement public du Falun Gong. Le 10 juin 1999, jour de la création de l'agence de police secrète du régime chinois avec la mission de détruire Falun Gong. Le 20 juillet 1999, jour où des pratiquants de Falun Gong ont été arrêtés dans tout le pays et début de la campagne contre Falun Gong.

  • Une brèche dans le «Great Firewall» chinois

    Chine, internet, firewall, muraille, web, censure, logiciel, Free Gate, régime chinois, Pékin, anonymisation

    C’est vers 2011, que Li Huanjun, ancienne institutrice d’école primaire à Pékin, s’est mise à contourner les restrictions de l’Internet en Chine. Peu de temps après, elle se retrouvait sur le toit de sa maison, aspergée d’essence, son couteau de cuisine à la main, prête à en découdre avec les intrus envoyés par le régime.

    À l’image d’un grand nombre de Chinois, jusque-là, Li n’avait que faire de l’immense appareil de censure de son pays, ne s’occupant que de la bonne marche de ses propres affaires – avant de connaître, elle-même, l’expropriation et les démolitions forcées. Elle a dû s’informer et apprendre à combattre.

    Lorsqu’elle parle du logiciel, probablement le plus utilisé pour contourner le pare-feu du régime chinois, elle ne tarit pas d’éloges: «Freegate est tout simplement inestimable – nous en avons besoin pour apprendre ce qui se passe réellement en Chine». Un couple de «militants des droits de l’homme» (en réalité de simples citoyens chinois qui s’intéressent aux droits que leur propre constitution leur accorde) a aidé Li à télécharger l’outil anti-censure et à l’utiliser pour communiquer avec autrui.

    Dans un récent entretien téléphonique, elle confiait: «La première fois que j’ai découvert ce logiciel, je me suis dit: Wow! c’est magique! Je me suis rendu compte que tout ce qui passait sur la télévision centrale chinoise et sur les sites Web nationaux était faux. Et j’ai découvert beaucoup d’autres personnes qui avaient subi un traitement plus cruel que le mien».

    Les autorités chinoises détestent les personnes comme Li Huanjun.

    Internet, un jardin à l’accès fermé

    Dans son effort de faire de l’Internet chinois un jardin clos, le régime a refusé l’anonymat et imposé aux citoyens l’utilisation de leurs vrais noms lorsqu’ils se connectent à Internet. Le régime a en outre lancé une répression ciblant les réseaux privés virtuels, et poursuit avec acharnement quiconque dans le pays, ose résister aux politiques de Pékin.

    Le hic est qu’il y’a une fissure dans le mur, une faille que les autorités chinoises d’Internet n’arrivent pas à boucher: les technologies anti-blocage élaborées par un petit groupe d’entrepreneurs sino-américains des technologies, telles que Freegate et Ultrasurf.

    «Pour moi, ces entreprises illustrent parfaitement la grande histoire de David et Goliath», expliquait Michael Horowitz, ancien chercheur à l’institut Hudson qui s’est intéressé de très près au sort des deux entités anti-censure.

    «Jusqu’ici, avec peu d’argent, elles ont vaincu des milliards de dollars et des milliers de gens très habiles en Chine. C’est une question de survie pour la Chine – et ils s’y jettent à corps perdu».

    Freegate et Ultrasurf utilisent leurs propres protocoles d’anonymisation qui permettent aux utilisateurs en Chine d’accéder à l’Internet sans entrave – vous téléchargez un petit programme et l’Internet libre est à vous.

    L’anonymisation des données est un processus de destruction des traces, ou piste électronique, des données qui conduiraient un espion à la source. La piste électronique est l’information qu’on laisse derrière soit lorsqu’on envoie des données sur un réseau.

    Ces programmes informatiques sont un problème pour les autorités, car plus elles s’acharnent à les bloquer, et plus elles risquent de bloquer tout Internet, ce qu’elles veulent absolument éviter.

    La liberté en ligne est devenue une denrée très précieuse, pour preuve les récentes tentatives du régime chinois de créer son propre intranet.

    Une kyrielle de restrictions

    Depuis toujours, le Parti communiste chinois a cherché à contrôler l’accès à Internet et à bloquer les applications comme Tor (avec laquelle il y est arrivé) et Freegate. Pour nombre d’experts, les efforts du régime ces derniers mois sont renforcés avec un sentiment d’urgence.

    Début 2014, le Parti a relancé publiquement sa «cellule d’élite consacrée à la sécurité et à l’informatisation sur Internet», qui gère les hautes attentes de sa politique du net. L’objectif global de ce groupe est de stimuler l’industrie technologique locale en Chine et d’apporter une coopération plus étroite entre les différents départements de gestion et de contrôle de l’Internet chinois.

    Lire la suite de l'article sur: http://www.epochtimes.fr/front/15/2/18/n3510874/une-breche-dans-le-great-firewall-of-china.htm

  • La Chine peut-elle interdire les textes occidentaux dans ses écoles?

    Chine, éducation, école, textes occidentaux, interdiction, pensée occidentale, manuels scolaires, socialisme, parti communiste

    Une série de remarques récemment prononcées par Yuan Guiren, ministre chinois de l’éducation, a inquiété de nombreux libres penseurs en Chine: selon le ministre, les manuels scolaires et la pensée de «l’Occident» devraient être bannis des écoles chinoises. 

    «Xinhua, l’agence de presse officielle du régime chinois, a rapporté quelques-unes de ses paroles: «Il est nécessaire de mettre en place une meilleure gestion de l’utilisation des documents d’enseignement provenant de l’Occident».

    «Les documents insistant sur les valeurs occidentales sont interdits dans nos classes», a affirmé Yuan Guiren alors qu’il rencontrait des représentants d’universités chinoises à Pékin.

    Voici un autre de ses commentaires tranchants: «Toute attaque verbale ou diffamation envers les dirigeants du Parti, ou toute discussion diabolisant le socialisme, ne devrait jamais être entendue dans les salles de classe».

    Il n’est pas certain que cette politique soit appliquée. Elle représenterait un immense défi, étant donné que les textes occidentaux sont déjà largement utilisés dans les universités chinoises.

    Par exemple, le site web de l’Université de Pékin, l’une des plus prestigieuses de Chine, présente une liste d’ouvrages recommandés aux étudiants se préparant à passer l’examen d’entrée dans la section des relations internationales, parmi lesquels se trouvent plusieurs livres occidentaux. 

    Pas plus tard qu’en 2011, le ministre de l’éducation avait lui-même approuvé des textes «occidentaux» dans un commentaire: «Pour lancer la réforme, nous devons nous ouvrir et permettre à l’éducation chinoise de sentir la pression de l’éducation à l’étranger.»

    Cela se passait le 3 mars 2011, au cours d’un forum de l’éducation lors de la Conférence consultative politique du peuple chinois. En réponse aux inquiétudes selon lesquelles la pensée occidentale pourrait dépasser la Chine, Yuan Guiren avait dit: «Il n’y a aucun risque, car cela se passe dans notre pays, où se trouve le Parti communiste chinois.»

    L’ironie des remarques de Yuan Guiren n’est pas passée inaperçue et a été moquée par les internautes et les observateurs politiques chinois – étant donné que le Parti communiste chinois lui-même est fondé sur les principes du marxisme-léninisme, deux philosophies clairement occidentales.

    Selon Shen Kui, professeur en droit de l’Université de Pékin, a demandé dans un message en ligne que le ministre de l’éducation clarifie la différence entre «valeurs occidentales» et «valeurs chinoises» – étant donné que la constitution de la République populaire de Chine stipule que le peuple doit être éduqué selon le marxisme, l’internationalisme et le communisme – trois idéologies originaires de l’Occident.

    Sur Sina Weibo, une plate-forme chinoise de médias sociaux similaire à Twitter, un avocat a constaté: «Les choses qui devraient selon le ministre Yuan être bannie renverraient le «marxisme» de Chine vers l’Europe».

    D’autres sur Internet ont critiqué Yuan Guiren pour avoir soulevé des questions idéologiques sans importance lorsque d’autres problèmes liés au bien-être et à l’éducation en Chine semblent plus urgents, comme l’impunité des auteurs de mauvais traitements dans les écoles et le niveau de pauvreté qui ne permet pas à de nombreux enfants d’aller à l’école.

    «Il n’a rien dit lorsque des professeurs ont violé des élèves. Il a gardé le silence lorsque des responsables ont violé des élèves. Il n’a pas ouvert la bouche pour les enfants qui n’ont pas les moyens d’aller à l’école», a écrit un employé de la Faculté de Bangde à Shanghai sur son compte Weibo. «Maintenant, il parle. Il veut interdire les valeurs occidentales des salles de classe.»

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/15/2/7/n3510838/la-chine-peut-elle-interdire-les-textes-occidentaux-dans-ses-ecoles.htm

  • Facebook flirte-t-il avec la Chine?

    Chine, Facebook, réseau sociaux, Mark Zuckerberg, mandarin, université chinoise, internet, censure

    Nous aurions probablement déjà du voir certains signes lorsqu’en octobre 2012, Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, et sa nouvelle épouse sont apparus par accident dans un reportage de la télévision chinoise sur la police. Ou lorsqu’en octobre 2014, M. Zuckerberg s’est exprimé en mandarin au cours d’une séance de questions-réponses dans une université chinoise.

    Les signes étaient peut-être devenus encore plus clairs quand il a invité le responsable de la censure d’Internet en Chine et a commencé à distribuer la biographie du dirigeant chinois Xi Jinping dans les bureaux de Facebook en décembre 2014, ce qui  a été sévèrement condamné, y compris par les internautes en Chine. Ou lorsque Facebook a supprimé  le message d’un Tibétain au sujet des auto-immolations protestataires au Tibet, ce qui selon la presse spécialisée dans les nouvelles technologies, indique que Facebook utilise deux poids deux mesures pour déterminer le genre de messages à censurer. Facebook a également entièrement bloqué le compte d’un écrivain chinois vivant en Allemagne.

    Le désir du leader des réseaux sociaux de s’implanter en Chine n’est pas nouveau. Dès 2010 et 2011, Mark Zuckerberg a visité des entreprises de technologie Internet en Chine et s’est même entretenu avec le PDG de Sina. Des rumeurs ont circulé selon lesquelles Facebook cherchait à offrir ses services en Chine par le biais de Sina.

    Cela ne s’est jamais réalisé et probablement  pour une bonne raison: personne ne peut librement gérer un réseau social ouvert en Chine sans l’intervention des autorités. En Chine, Twitter est bloqué, LinkedIn a eu beaucoup de mauvaise presse pour avoir censuré du contenu à l’étranger afin d’entrer  sur le marché chinois, tandis que Google a quitté la Chine en 2010 suite au piratage de ses réseaux sécurisés par des hackers chinois.

    Facebook a donc de bonnes raisons de se lancer avec prudence. Cependant, il semble clair que son fondateur Mark Zuckerberg observe le marché chinois avec grand intérêt.

    La Chine offre en effet plus d’un milliard d’utilisateurs potentiels et plus de 600 millions sont déjà connectés à Internet. Mais la dernière chose dont ils ont besoin est un Internet encore plus censuré que celui dont ils ont souffert pendant plus d’une décennie.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/15/2/5/n3510831/facebook-flirte-t-il-avec-la-chine-.htm

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu