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Regard sur la Chine

  • Proverbe chinois du jour

    "Qui élargit son cœur rétrécit sa bouche"

    - Proverbe chinois

  • Dongzhi : les traditions chinoises du solstice d’hiver

    Le solstice d’hiver occupe une place importante au panthéon des festivités traditionnelles chinoises. Appelé Dongzhi en mandarin, le jour le plus court de l’année est un moment important : après cela, les jours rallongent. L’obscurité du yin laisse peu à peu place à la lumière, achevant ainsi une étape du cycle éternel du temps.

    La Chine ancienne divisait l’année en 24 périodes solaires, généralement de 15 jours chacune, marquant les changements de climat et les transitions saisonnières. Leurs fonctions se reflètent dans le calendrier impérial chinois et dans les dates des diverses festivités et rituels, dont Dongzhi.

    Se déroulant le 21 décembre, Dongzhi a toujours eu une place importante dans les traditions chinoises depuis des milliers d’années. Depuis les dynastie Shang (1600-1046 av. J.-C.) et Zhou (1045-256 av. J.-C.) jusqu’à la Dynastie Gin (221-206 av. J.-C.), le solstice d’hiver était considéré comme le début de la nouvelle année.

    Dongzhi et les rituels ayant lieu ce jour-là avaient la même importance que les célébrations du Nouvel An.

    Durant la dynastie Han (206 av. J.-C.-220 ap. J.-C.), Dongzhi était un jour férié impérial marqué par une pause de la plupart des services officiels et militaires, la fermeture des frontières et l’arrêt du commerce. Pour les gens des classes sociales qui travaillaient sans relâche, il représentait un jour de repos bien mérité.

    À partir de la dynastie Tang (618-907) et Song (960-1279), Dongzhi est devenu un jour de vénération ancestrale et c’est pourquoi l’empereur a organisé un grand rituel pour présenter ses respects au Ciel. Le Temple du Ciel à Pékin fut construit il y a environ 600 ans pour remplir cet office. Dans le Quing Jia Lu, un document datant de la dynastie Qing (1644-1911), Dongzhi et les rituels ayant lieu ce jour-là avaient la même importance que les célébrations du Nouvel An.

    Vénérer le Ciel est une conception centrale des croyances chinoises traditionnelles. Elle souligne l’importance de suivre la voie céleste et de respecter les lois naturelles. Alors que l’hiver à son apogée entrait dans une nouvelle période, c’était un moment de réflexion et de pause qui s’offrait à tout l’empire.

    L’acte de rituel, auquel Confucius adhérait clairement, jouait un rôle central dans l’esprit des anciens empereurs chinois et de leurs sujets. En s’inclinant humblement devant la grâce infinie et la puissance du royaume céleste, l’ancien monarque et son peuple remerciaient le Ciel et reconnaissaient la place de l’humanité au sein de la nature.

    Dongzhi est traditionnellement célébré en mangeant de la nourriture telle que les boulettes de pâte et les raviolis chinois qui maintiennent la chaleur du corps. La grandeur du territoire chinois induit des traditions différentes d’une région à une autre – dans le nord glacial, plus d’importance est accordée à la consommation de viandes et de boissons considérées comme « chaudes » dans la médecine chinoise traditionnelle, alors que les coutumes du Sud se concentrent sur les tangyuans (des plats sucrés et collants).

    Les Neuf d’hiver

    Dongzhi est le jour le plus court, il marque la fin de l’hiver. Cependant, il n’est pas le jour le plus froid. Comme l’illustre le dicton, « il n’y pas de grand froid tant que Dongzhi n’est pas passé ». Bien que les jours deviennent plus longs, il faut encore plusieurs semaines pour que l’ensoleillement se fasse sentir dans l’hémisphère nord.

    Il est reconnu dans les traditions populaires chinoises que la fin de l’hiver survient neuf fois neuf jours ou 81 jours après Dongzhi, chaque période de neuf jours représentant une étape différente de la saison.

    Pour marquer le cheminement des Neuf, une peinture de prunier portant 81 bourgeons sans couleur est accrochée et, chaque jour, une nouvelle fleur est peinte en rouge. Quand le printemps arrive, la peinture est complète et trouve très bien sa place au milieu des véritables fleurs qui s’épanouissent à l’extérieur.

    Une autre activité apaisante associée à Dongzhi est la calligraphie. Les érudits composent des couplets pour illustrer l’hiver qui passe, à l’image du saule pleureur, attristé de supporter le froid dans l’attente du printemps.

    Cette période de 81 jours prend la forme d’une chanson, Les Neuf d’hiver :

    Si froids sont le premier et le second Neuf,

    Que nous n’osons pas tendre nos mains

    Durant les troisième et quatrième Neuf,

    L’eau gèle, nous nous déplaçons sur la glace

    Quand le cinquième et le sixième Neuf apparaissent,

    Sur la lointaine berge de la rivière, les saules verdissent

    La rivière dégèle durant le septième Neuf,

    Le huitième accueille les oies sauvages,

    L’hiver arrive à sa fin durant les neuf derniers jours,

    Quand les bourgeons et les fleurs sourient au printemps.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/dongzhi-traditions-chinoises-solstice-dhiver-21203.html

  • La pulsologie chinoise : entre sensibilité et écoute

    L’examen du pouls est l’une des méthodes principales en médecine chinoise pour connaître l’emplacement et la nature de la maladie, et est inséparable de la pratique de l’acupuncture et de la phytothérapie. En Occident et même en Orient, son importance a été réduite en raison de la complexité de sa mesure et de son supposé caractère mystique, attribué par certains professionnels avec une compréhension superficielle de la technique.

    De façon à bien comprendre ce que nous révèle les poignets, il est d’abord nécessaire de comprendre en profondeur les bases de l’anatomie, de la physiologie énergétique et les théories basiques. Il n’est pas intéressant d’essayer de sentir par la palpation quelque chose que l’intellect n’a pas encore assimilé à travers l’iconographie complète du pouls, ses caractéristiques et sa signification sous-jacente.

    Selon Porket : « Rendre compte des différences subtiles ressenties dans les positions des poignets sans la référence la plus stricte et l’attention consciente aux instruments intellectuels prévus à cet usage sur plus de 2000 ans, est comme une tentative d’interpréter un électrocardiogramme après avoir refusé toute la connaissance enseignée sur cette technique médicale dans les facultés par la physique, la physiologie et la médecine clinique. » Tout ce dont nous avons besoin est donc d’un support intellectuel adéquat et des mains biens entraînées.

    Un autre facteur empêchant une interprétation correcte des pouls est la déconnexion de l’homme avec l’environnement naturel, qui dévie du Tao et de la compréhension basique des lois naturelles. Le pouls varie selon la période lunaire, la saison et également selon la circulation de l’énergie humaine – où l’énergie sera la plus proéminente dans un système donné toutes les deux heures.

    Le Nan Jing (Classique des difficultés) explique qu’en hiver le pouls est comme les pierres dans un cours d’eau, ferme et profond. Au printemps il est tendu, longiligne. En été, il est large et abondant, comme la saison qui prolonge et mature l’impulsion de la vie du printemps. En automne, il est superficiel et dispersé comme « les cheveux dans le vent », ce qui donne l’idée de quelque chose en dispersion, pouvant uniquement être senti à la surface et avec un toucher doux, sans quoi la sensation serait perdue. Selon la phase lunaire, à la nouvelle lune les énergies sont au commencement d’une nouvelle phase et il est alors normal que le pouls se manifeste faiblement. À la pleine lune, l’énergie et le sang sont abondants, et le pouls est fort et abondant.

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    Dans cette image nous pouvons voir le pouls divisé en trois régions. Chaque région du pouls est évalué à trois profondeurs différentes. Par cet examen, il est possible de connaître l’état énergétique des organes et l’état de circulation de l’énergie et du sang dans notre organisme. Ces trois régions révèlent, grâce à certaines caractéristiques, les troubles dans ces systèmes.

    Aussi incroyable que cela puisse paraître, un professionnel expérimenté peut connaître le sexe d’un bébé aussi tôt que le premier mois de gestation, bien avant qu’on puisse le vérifier avec des examens d’imagerie car son état énergétique est déjà révélé. La médecine chinoise montre sa suprématie lorsque ce qui ne peut être vu peut déjà être connu par la compréhension des bioénergies.

    Tout comme dans la médecine chinoise, les organes sont aussi responsables de notre psyché, nous pouvons par l’insuffisance ou l’excès d’énergie tracer le profil psychique d’une personne par l’évaluation de son pouls, sans même le savoir. À notre époque, un certain nombre de gens pensent qu’il y a quelque chose de mystique avec cette pratique étant capable de donner avec une certaine précision de nombreuses informations n’ayant pas été dites par le patient. Mais il n’y a rien de mystique à cela. S’il en était ainsi, il serait facile de s’initier à un tel art ésotérique. La réalité est que derrière le voile de la simplicité se trouve une importante base théorique, des cas cliniques et une importante formation afin d’être capable de faire le rapprochement entre ce que nous ressentons et les théories basiques de la pulsologie chinoise.

    En plus de servir comme l’une des méthodes de diagnostic, elle sert également comme paramètre du processus suivant de traitement de la maladie. De nombreuses conditions décrites par les traités de pulsologie indiquent des états où l’action n’est plus possible et la mort imminente. Il y a par exemple au Tibet de nombreux comptes-rendus de médecins traditionnels étant capables de prédire la durée de vie d’une personne.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/pulsologie-chinoise-sensibilite-ecoute-20369.html

  • Xi Jinping rend hommage à la culture chinoise

    Les dirigeants du Parti communiste chinois (PCC) aiment parler d’une « nouvelle Chine ». Cependant, la Révolution culturelle de Mao Zedong (1966-1976) a contraint le peuple chinois à oublier les 5 000 ans de ses traditions et coutumes. Les chants révolutionnaires et le théâtre populaire ont évincé la poésie et la danse classiques chinoises.

    Toutefois, Xi Jinping, cinquième dirigeant du régime chinois, a récemment rendu un hommage appuyé à la culture traditionnelle chinoise.

    Le 30 novembre dernier, à Pékin, devant plus de 3 000 écrivains et journalistes impliqués dans la création des œuvres littéraires chinoises et des membres du Comité permanent du Politburo, Xi Jinping a demandé de considérer la culture traditionnelle comme base d’une « grande renaissance culturelle » du peuple chinois.

    La culture chinoise à l’honneur

    « La capacité du peuple chinois à progresser sans cesse et à se remettre continuellement des revers est liée inévitablement au fort soutien de la culture chinoise », a déclaré Xi, ajoutant : « La philosophie, la sagesse, la présence et la grâce incomparables de la culture chinoise renforcent la confiance et la fierté des citoyens et du peuple chinois. »

    Ceux qui sont engagés dans la création des œuvres littéraires doivent «  chercher diligemment le savoir authentique, la bonne morale, la bonne conduite et l’esthétique de haut niveau », a-t-il poursuivi.

    Xi Jinping a également montré sa connaissance de la culture chinoise en insérant dans son discours des maximes classiques – telles que « la plume des écrivains favorise la compassion et sanctionne le mal » – portant des messages qui surprennent lorsqu’ils sont exprimés par le dirigeant d’un régime qui viole massivement les droits de l’homme depuis plus de 60 ans.

    Il va de soi que le discours de Xi Jinping contenait des références inévitables au socialisme et au rôle intrusif du PCC dans le domaine culturel. En effet, son discours peut être aussi vu comme la continuation de la politique à long terme du Parti visant à légitimer le régime en le reliant aux idées et aux traditions pré-communistes.

    Néanmoins, selon le commentateur politique indépendant Li Tianxiao, la franchise des louanges de Xi Jinping pour la culture traditionnelle, ainsi que certains termes utilisés, semblent « sortir du cadre habituel du Parti communiste chinois ».

    Des sources d’inspiration occultées

    Alors que le Parti athée s’était auparavant servi de certaines techniques comme la calligraphie ou la danse folklorique, il a « toujours occulté la source d’inspiration divine dans la culture traditionnelle chinoise. La reconnaissance par Xi Jinping de la grâce de la culture chinoise peut être entendue comme un rejet de la définition de la culture par le Parti communiste », a souligné Li Tianxiao.

    Li Tianxiao a ajouté que l’emploi par Xi Jinping de caractères chinois signifiant « grâce » (shen yun) est très significatif compte tenu de ce que le dirigeant chinois « ne pouvait pas ignorer ou ne pas avoir entendu parler de la compagnie Shen Yun Performing Arts originaire des États-Unis ».

    Shen Yun Performing Arts est une compagnie de danse classique chinoise qui a pour mission la renaissance de la civilisation chinoise ancienne de 5 000 ans. Au cours de la dernière décennie, Shen Yun a donné des représentations dans des centaines de villes, souvent dans les plus grands théâtres, et a reçu les éloges de nombreuses célébrités et personnalités éminentes du monde entier.

    En novembre dernier, le collège Fei Tian, l’école où les danseurs de Shen Yun sont formés, a été agréé pour proposer aux élèves un cursus de maîtrise en danse classique chinoise. C’est le seul établissement d’enseignement supérieur aux États-Unis à être titulaire de cet agrément.

    Le régime chinois a jusqu’ici empêché Shen Yun de donner ses spectacles en Chine. La compagnie a été harcelée à l’étranger parce qu’elle présente dans ses programmes des scènes dénonçant la persécution du Falun Gong – une ancienne discipline spirituelle dont la persécution a été ordonnée par l’ancien dirigeant du PCC Jiang Zemin. Mais la ligne politique de Xi Jinping semble prendre de la distance envers la campagne destructrice de Jiang.

    Selon le commentateur politique Li Tianxiao, le choix des mots dans le discours de Xi Jinping peut être pris dans le sens d’une reconnaissance de Shen Yun. En novembre dernier, la succursale à Hong Kong de New Tang Dynasty Television, partenaire d’Epoch Times, a proposé aux autorités de la région semi-autonome de Hong Kong d’inviter Shen Yun à présenter des spectacles lors de la saison 2017.

    Une continuité dans son programme

    En 2013, Xi Jinping, lorsqu’il a visité le temple historique de Confucius à Qufu, dans l’est de la Chine, a fait allusion dans ses discours aux enseignements de ce célèbre sage.

    La police interne au Parti, qui applique la campagne anti-corruption de Xi Jinping, prend souvent exemple sur la lutte contre la corruption dans la Chine ancienne pour établir des parallèles avec la situation actuelle.

    Mi-octobre, Xi Jinping a cité les œuvres décrivant Yue Fei, général et patriote chinois du temps de la dynastie des Song, comme faisant partie de ses lectures préférées. Peu après, une personnalité officielle de Shanghai, dans une interview à Epoch Times, a évoqué « l’hommage » rendu par Xi Jinping à la culture chinoise ancienne.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/xi-jinping-rend-hommage-a-culture-chinoise-21052.html

  • Les idiomes chinois, un langage cosmique

    Le chinois traditionnel serait un langage cosmique – la structure de ces caractères s’inspirant de celle de l’univers. Tous les langues majeures actuelles sont écrites avec un alphabet représentant des sonorités, et certaines significations sont arbitrairement attribuées à ces sonorités.

    La structure de l’univers tout entier est formé de petits éléments formant des éléments plus grands. Par exemple, certaines particules forment certains types d’atomes. Différentes combinaisons d’atomes forment différents types de molécules ; des combinaisons variées de ces formes se combinent à leur tour en des structures et des tissus, combinant à leur tour l’énorme diversité des objets que nous connaissons et avec lesquels nous sommes en contact quotidiennement sur le niveau de particules dans lequel nous existons.

    Cela ne se termine pourtant pas là, car ces combinaisons forment à leur tour les étoiles, qui forment les constellations et les galaxies, et ainsi de suite. L’être humain ne connaît pas la limite de cette équation.

    De la même façon, la langue chinoise est formée par des lignes générant de petits symboles, incorporant des significations visuelles et directes (qui ne représentent pas seulement des sonorités). Ces petits symboles se combinent alors pour former une signification définie. Dans de nombreux cas, ces combinaisons de significations gardent un sens facilement identifiable.

    Par exemple, (mu : bois) et (Lin : Reboisement, forêt) forment à leur tour (sens : forêt, de nombreux arbres, etc).

    (Ulana Switucha)

    Chaque caractère a ensuite diverses connotations en fonction du sens de la phrase. De la même façon, la combinaison des caractères forment de nouvelles significations : par exemple, si (bois) combiné avec (gong : le travail), devient 木工 (mu gong : menuiserie).

    Les langues actuelles obligent généralement dans leur structure à spécifier le temps, le genre et le nombre. Dans l’univers complexe, les notions de temps, de genre et de nombre ne peuvent pourtant pas être limitées à la compréhension de l’homme du monde quotidien.

    Par conséquent, la langue chinoise ne se conjugue pas en temps, au singulier ou au pluriel, au masculin ou en féminin, ou n’utilise pas de prépositions enfermant la pensée dans un temps déterminé et dans d’autres concepts propres aux perceptions superficielles de ce monde.

    En chinois, nous ne pouvons réaliser le temps que par le contexte. Cela est également vrai pour le genre et le nombre. Dans de nombreux cas nous ne savons pas si le pluriel ou le singulier est utilisé, ainsi que le masculin ou le féminin.

    Lorsque quelqu’un commence à analyser cette langue, il pourra se rendre compte que derrière sa simplicité (sans le plus-que-parfait, le subjonctif, le conditionnel, le futur, etc) il existe un véritable langage cosmique, particulièrement dans le chinois traditionnel.

    Ces formes qui caractérisent la structure de l’univers donnent naissance à la beauté, qui est également l’une des caractéristiques se manifestant dans un état harmonique et non pas le chaos.

    L’écriture chinoise a ainsi conservé les formes originelles, et par sa beauté est devenu un art. Les familles d’érudits gardaient des rouleaux avec des caractères écrits au pinceau comme des peintures. Les idéogrammes écrits montrent à chaque coup de pinceau une douce grâce, tout en gardant l’énergie et la force.

    Bien que les caractères aient subi certaines modifications au cours des siècles, les idéogrammes traditionnels – vieux de plus de 2500 ans – ont subi de grands changements en 1956 lorsque le Parti communiste chinois a choisi de les simplifier afin de remplacer les caractères de l’écriture chinoise.

    En 1956 a été publiée la première liste des caractères réformés. Beaucoup considèrent qu’a alors commencé la destruction d’une tradition culturelle millénaire, les caractères chinois étant une part fondamentale de la culture chinoise ( l’écriture ayant une relation intrinsèque avec la culture de la nation). Dans la culture chinoise, l’ancien chinois était considéré comme semi-divin car il aurait été transmis par les dieux, et cette écriture serait semblable à celle utilisée dans les cieux.

    Les caractères reflètent une relation profonde entre l’homme et le Ciel. Certains lettrés traditionalistes considèrent que simplifier les caractères a inventé de nouvelles formes vides, au point qu’un caractère ne puisse plus être reconnu. Cela signifie pour eux l’anéantissement de la culture traditionnelle, les caractères traditionnels représentant les formes ayant été léguées par une tradition culturelle millénaire.

    La relation entre l’homme et le cosmos dans les idéogrammes

    (Natasha Sutherland / EyeEm)

    Bien que de nombreux caractères soient passés par des changements et des modifications, leurs bases conservaient leur origine et manifestaient leur relation avec le cosmos. Par exemple, le caractère chinois (ren) –’être humain’– est très simple, mais profond. Avec seulement deux coups de pinceau identifie l’homme comme une vie spéciale et unique, car l’homme est le seul à se tenir sur ses deux jambes. Nous pouvons voir que représente la silhouette d’une personne se penchant légèrement en avant, ce qui dénote une personne, humble, reconnaissante, modeste et polie.

    En se tenant sur ses deux pieds, pointe vers le ciel comme le pin et le cyprès. Les arbres ne peuvent néanmoins pas bouger, car ils ont des racines dans la terre. Les animaux peuvent se déplacer mais ne peuvent pas marcher debout, reposant sur leurs pattes ou flottant et volant, ou tout au plus couchés ou accroupis. Seule une personne est capable de se tenir debout, emplissant la Terre et le Ciel avec son esprit noble, et marchant entre eux, l’homme. Parmi les myriades de vie, est ainsi supérieur à toutes.

    Ce simple idéogramme aux connotations profondes évoluent en d’autres symboles qui ont également des significations internes riches. Si nous mettons des bras à ‘humain’, cela vient (da) ‘grand’. Avec un « toit » au dessus il devient (tian) ‘ciel’. Dans l’idéogramme du ciel nous pouvons voir un humain, une grande personne sous le Ciel, et qui signifie que l’homme vient du Ciel. Dans ce simple signe se trouve l’origine de l’homme.

    Femme et Homme

    Les idéogrammes reflètent toujours l’environnement culturel de la Chine. Par exemple, la ‘femme’ est représentée avec un symbole rond et adoucie. Si nous mettons ‘enfant’ à côté de ‘femme’ se forme l’idéogramme qui signifie ‘bon’. Une femme avec son enfant est une bonne chose. Lorsque la femme est placée sous le radical utilisé pour ‘toit’, cela correspond à ‘tranquillité’ ou ‘paix’. Avoir une femme sous son toit signifie la tranquillité.

    Par contraste, le concept de ‘masculin’ ou ‘homme’ est un idéogramme composé de deux symboles, l’un voulant dire ‘force’ et un autre au dessus signifiant ‘champ’ , qui dénote que l’homme est la force travaillant au champ pour préserver la famille.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/idiomes-chinois-langage-cosmique-21447.html

     

  • 17 ans après le début de la persécution du Falun Gong, le régime chinois parle d’une réparation des injustices

    Falun Gong, Chine, persécution, xi jinping

    En tenant compte de son histoire de violence vis-à-vis du peuple chinois, toute discussion sur le redressement des torts causés par le Parti communiste chinois (PCC) doit être pris avec des pincettes. À moins que cette question ne soit soulevée dans la plus insolite des circonstances.

    Le régime chinois fait souvent passer ses messages sous forme de communications codées et symboliques, dans la propagande et les déclarations du Parti. Le moment, le sujet et le lieu de la récente réunion sur le redressement des torts dans le système juridique chinois par le puissant organe judiciaire et  sécuritaire du PCC, laisse entendre l’approche de la fin de la persécution du Falun Gong.

    Tôt le matin du 20 juillet dernier, l’agence officielle Xinhua a rapporté que la Commission des affaires politiques et juridiques (CAPJ) – l’organe secret du Parti qui contrôle l’ensemble de l’appareil de la sécurité – a tenu, du 18 au 19 juillet à Changchun, une réunion nationale consacrée à la promotion de la réforme judiciaire.

    Selon Xinhua, la réunion de la CAPJ a cherché « à élaborer un système solide permettant d’éviter des accusations injustes, fausses et incorrectes », ainsi que de corriger les erreurs judiciaires commises dans le passé. « Dans le processus de correction judiciaire, il y a la nécessité d’une réflexion institutionnelle pour prévenir les politiques désastreuses. »

    D’après le reportage publié par le magazine économique chinois Caixin, Meng Jianzhu, le patron de la CAPJ, a souligné lors de la réunion que le pouvoir judiciaire doit être tenu responsable des erreurs juridiques, « en particulier dans des cas où la torture a été utilisée pour extorquer des aveux, des cas de représailles et de déformation de la législation dans le but de favoriser ses proches ou associés ».

    En août 2013, le CAPJ avait pour la première fois soulevé la question de la réparation des cas d’injustices causées par le  système judiciaire. Les 23 et 24 juillet de l’année suivante, Meng a présidé une réunion consacrée aux réformes judiciaires à Shanghai. Lors d’une réunion tenue en septembre 2015 à l’Office d’information du Conseil d’État à Pékin, le principal Parquet du régime a trouvé que l’emploi de la torture pour extorquer des aveux constituait la majeure partie des cas d’injustices commises par le régime.

    Le 20 juillet 1999, l’ancien dirigeant du Parti, Jiang Zemin, avait donné l’ordre à l’appareil judiciaire et sécuritaire du régime de persécuter le Falun Gong, une discipline spirituelle populaire en Chine. Cette campagne de persécution constitue probablement la plus grande et importante campagne politique de mobilisation des forces de sécurité dans l’histoire de la République populaire de Chine. Elle a amené à un grand nombre de décès et au fait que des dizaines de citoyens chinois ont été considérés  comme des ennemis.

    Le fait que la CAPJ ait consacré une réunion spéciale sur la réparation des injustices du passé, organisée de plus juste à la veille d’une « date sensible », est en soi bien remarquable. Sous les anciens patrons de la CAPJ, Luo Gan et Zhou Yongkang, l’appareil de sécurité du régime accomplissait précisément le genre d’erreurs judiciaires décrites par l’actuel responsable de la sécurité Meng Jianzhu.

    Les pratiquants de Falun Gong ont depuis été contraints de renoncer au Falun Gong. Selon Minghui.org, un site recueillant et publiant des informations sur la persécution du Falun Gong, lorsque ces pratiquants  refusaient de le faire, ils étaient brutalement torturés – plus de 4 000 parmi eux ont été tués de cette façon – selon le site, tandis que des centaines de milliers d’autres ont été détenus et soumis à différentes formes de tortures et de mauvais traitement. En tenant compte de la difficulté d’obtenir ce genre d’informations de la part de la Chine, le nombre de décès des suite des tortures devrait être beaucoup plus élevé.

    Lorsque les avocats des droits de l’homme et les pratiquants de Falun Gong ont contesté la légalité de la persécution, ils ont été soumis aux représailles des forces de sécurité du régime. Les policiers et  les gardiens de prison exerçaient des formes de tortures similaires sur les avocats des droits de l’homme comme Gao Zhisheng, Tang Jitian et Wang Yonghang.

    Les agents du Bureau 610, une organisation extrajudiciaire établie par Jiang Zemin pour mener la campagne de la persécution, sont intervenus à de nombreuses reprises dans la procédure judiciaire pour obtenir la condamnation formelle des pratiquants de Falun Gong.

    Le lieu de la récente réunion de la CAPJ est aussi symbolique si on garde l’hypothèse qu’elle voulait y montrer un rapport avec le Falun Gong. Cette réunion a eu lieu à Changchun. Cette ville se situant dans une région du nord-est de la Chine et souffrant de désindustrialisation, serait tout à fait ordinaire si elle n’était pas le berceau du Falun Gong et la ville natale de son fondateur Li Hongzhi.

    De nombreux éléments associés ont coïncidé à cette réunion consacrée à la « réforme judiciaire » : le moment, le sujet, le lieu et l’organe du Parti qui l’a tenu. Ile ne semble pas que cela soit un simple hasard.

    Il est certain que les hauts responsables du Parti sont bien au courant de la « date sensible » du 20 juillet, ainsi que de la relation étroite entre le lieu de la réunion et le Falun Gong. De plus, les promesses de rectifier les  « accusations injustes, fausses et incorrectes » (yuanjiacuoan) dans la politique chinoise font penser à la réhabilitation politique, après la Révolution culturelle, de nombreux Chinois persécutés à tort.

    Si c’est une allusion de la direction du Parti à un éventuel changement dans la politique envers le Falun Gong, ce n’est pas la première allusion de ce genre.

    À la veille du dernier anniversaire de l’appel pacifique le 25 avril 1999 fait à Pékin par les pratiquants de Falun Gong, Xi Jinping avait annoncé qu’il était dans l’intérêt du régime de prêter plus d’attention aux pétitions de masses. Quatre hauts responsables de la sécurité qui avaient supervisé des tortures particulièrement violentes sur les pratiquants de Falun Gong, ont été soumis à la purge.  En outre, Xi Jinping a présidé une réunion à un haut niveau du régime sur la religion, où il a parlé de devoir « guider » la religion au lieu de la dominer – comme cela était le cas sous le règne de son prédécesseur Jiang Zemin.

    Malgré le fait qu’aucun changement de politique important dans ces domaines ne s’est pas encore produit, une série de signaux publics inhabituels les rendent bien probables.

     Tiré de: http://www.epochtimes.fr/17-ans-apres-debut-de-persecution-falun-gong-regime-chinois-parle-dune-reparation-injustices-14478.html

  • 1,5 million de Chinois tués pour leurs organes

    Chine, prélèvements forcés d'organes, tortures, génocide, Falun Gong

    Un nouveau rapport de plus de 800 pages analyse en détail comment la Chine a bâti une vaste industrie de transplantation d’organes par un système de prélèvements non consentis sur les prisonniers de conscience – globalement des pratiquants de Falun Gong.

    En Chine, les chirurgiens en transplantation sont submergés d’organes humains. Certains d’entre eux se plaignent de faire des journées de 24 heures non-stop, pour effectuer des greffes d’organes. D’autres assurent qu’ils ont un stock d’organes fraîchement récoltés – juste au cas où. Certains hôpitaux peuvent même se procurer les organes nécessaires en seulement quelques heures, tandis que d’autres annoncent avoir transplanté deux, trois ou quatre « nouveaux organes » à la suite, lorsque la première transplantation avait échoué.

    Voir les infographies de l’article :

    Tout cela se passe en Chine depuis plus d’une décennie, sans aucun système de don d’organes volontaire et avec seulement quelques milliers de prisonniers exécutés – la seule source d’organes officielle selon le régime chinois. Lors de conversations téléphoniques, des médecins chinois ont signalé que la vraie source des organes était un secret d’État. Pendant ce temps, les pratiquants de Falun Gong disparaissaient en grand nombre et ceux qui en ont réchappé ont déclaré avoir été soumis à des tests sanguins au cours de leur détention.

    Un rapport sans précédent, publié le 22 juin dernier par une équipe de chercheurs déterminés, révèle en détail l’écosystème de centaines d’hôpitaux et installations de transplantation, fonctionnant en toute quiétude depuis les années 2000.

    Selon le rapport, l’ensemble de ces installations a eu une capacité permettant d’effectuer entre 1,5 et 2,5 millions de transplantations au cours des 16 dernières années. Les auteurs estiment que le chiffre réel se situe entre 60 000 et 100 000 greffes par an depuis 2000.

    « La conclusion finale de cette nouvelle étude, et de tout notre travail antérieur, est que la Chine est engagée dans un massacre de masse d’innocents », a déclaré l’avocat des droits de l’homme David Matas, co-auteur du rapport, lors de sa présentation au National Press Club de Washington le 22 juin dernier.

    Le rapport intitulé Bloody Harvest/The Slaughter : An Update (ndlr. Prélèvements meurtriers / Le Massacre. Mise à jour) se fonde sur les travaux antérieurs des auteurs. Publié peu de temps après l’adoption d’une résolution condamnant les prélèvements forcés d’organes en Chine par la Chambre des représentants des États-Unis, le rapport pose une question explosive : n’assiste-t-on pas à l’heure actuelle en Chine à un génocide médical à grande échelle ?

    David Kilgour (à gauche) avec David Matas (au centre) et Ethan Gutmann (à droite), auteurs de Bloody Harvest/The Slaughter : An Update. (Simon Gross/Epoch Times)

    David Kilgour (à gauche) avec David Matas (au centre) et Ethan Gutmann (à droite), auteurs de Bloody Harvest/The Slaughter : An Update. (Simon Gross/Epoch Times)

    Des profits énormes

    L’hôpital général de l’Armée populaire de libération (APL), dont la tâche principale consiste à prodiguer des soins médicaux aux hauts responsables du Parti communiste et aux militaires, compte parmi les hôpitaux les plus avancés et les mieux équipés de Chine. Le nombre de transplantations d’organes effectué relève du secret militaire. Cependant, au début des années 2000, la plupart de ses bénéfices financiers provenaient de sa division clinique : l’hôpital 309.

    « Ces dernières années, le centre de transplantation a été la principale unité médicale rentable, avec un revenu brut de 30 millions de yuans en 2006 et 230 millions en 2010 – soit une multiplication par huit du bénéfice en cinq ans  », peut-on lire sur le site web du centre. C’est-à-dire une augmentation de 4 à 31 millions d’euros.

    L’hôpital général de l’APL n’a pas été le seul établissement médical à se saisir de cette occasion hautement lucrative. L’hôpital de Daping à Chongqing, une succursale de la troisième université médicale militaire, a également accru son profit en passant de 36 millions de yuans (5 millions d’euros) à la fin des années 1990 (lorsqu’il venait juste de commencer à effectuer des transplantations), à près de 1 milliard de yuans en 2009 (134 millions d’euros) – soit 25 fois plus.

    Même Huang Jiefu, le porte-parole du ministère de la Santé chinois sur les transplantations d’organes, a déclaré en 2005 à la prestigieuse publication économique Caijing : « On constate que la transplantation d’organes devient un moyen de gagner de l’argent pour les hôpitaux. »

    Comment ces exploits financiers ont-ils pu être obtenus à travers toute la Chine sur une période si courte ? Alors qu’il n’y avait pas de système de don d’organes volontaire, que le nombre de prisonniers condamnés à mort était en baisse et que le temps d’attente des patients désirant une transplantation se réduisait jusqu’à se mesurer en semaines, en jours ou même en heures… Tel est le sujet de ce nouveau rapport de 817 pages.

    « C’est une recherche qui a été extrêmement difficile à mener », a conclu le professeur Li Huige du centre médical de l’université Johannes Gutenberg de Mayence en Allemagne et membre du conseil consultatif de l’ONG DAFOH (Doctors Against Forced Organ Harvesting Médecins contre les prélèvements forcés d’organes), après avoir étudié le rapport.

    Le rapport contient une analyse détaillée de tous les centres de transplantation d’organes connus en Chine – il en existe plus de 700 – incluant le nombre de lits, le taux de fréquentation, le personnel chirurgical, les programmes de formation, les nouvelles infrastructures, le temps d’attente des receveurs d’organes, le nombre de transplantations annoncé, l’utilisation des médicaments antirejet, etc. En s’appuyant sur ces données, les auteurs ont estimé le nombre total de greffes effectuées. Plus d’un million.

    Cette conclusion, cependant, n’est que la partie émergée de l’iceberg.

    « C’est un système gigantesque. Chaque hôpital a tant de médecins, d’infirmières et de chirurgiens. Cela n’est pas un problème en soi. La Chine est un grand pays », a expliqué le Dr Li lors d’un entretien téléphonique. « Mais d’où proviennent tous ces organes ? »

    Des corps en captivité

    Les organes destinés à la transplantation ne peuvent pas être prélevés sur des corps morts ou stockés dans un dépôt jusqu’à ce qu’on en ait besoin. Ils doivent être récupérés avant ou juste après la mort, puis être rapidement implantés dans un nouveau corps. Le délai est très court. Les questions logistiques qui accompagnent ce processus expliquent la complexité du problème de la compatibilité d’organes dans la plupart des pays. Hors de Chine, partout ailleurs, il existe des listes d’attente et des équipes dédiées pour encourager les membres de la famille des victimes d’accidents à faire don de leurs organes.

    [...]

    Lire la suite de l'enquête sur: http://www.epochtimes.fr/millions-chinois-tues-pour-organes-13639.html

  • Le 25 avril 1999, la manifestation qui a changé la Chine

    Environ 10.000 pratiquants se sont retrouvés dans le centre de Pékin ce jour-là, manifestant pacifiquement pour leurs droits civiques. Cependant, la machine de propagande du PCC, dans sa volonté d’écraser le Falun Gong sous les ordres du Président du Parti d’alors, Jiang Zemin, a déformé les faits pour servir ses propres buts. Jusqu’à aujourd’hui, la propagande du PCC accuse le Falun Gong d' "avoir fait le siège de l'enceinte du gouvernement central de Zhongnanhai " le 25 avril 1999, en alléguant faussement que les 10.000 personnes rassemblées posaient une menace violente pour la nation et ses dirigeants.

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